Archive for mai 2010

Nous avons tous 4 milliards d’années

mai 10, 2010

 

NOUS AVONS TOUS 4 MILLIARDS D’ANNÉES

      Si nous croyons à la primauté des gènes il faut alors modifier nos dates de naissance, car dans ce cas nous ne sommes plus nés le jour où notre mère nous a mis au monde mais 9 mois plus tôt, quand un spermatozoïde de notre père a fécondé l’ovule maternel. Nous sommes nés quelques heures après cette rencontre sous la forme d’un œuf minuscule qui possédait déjà tout notre patrimoine génétique, il avait l’ADN que nous aurons toute notre vie, comme nous il était unique, on peut dire que cet œuf était déjà nous* Nous avons donc tous 9 mois de plus que nous ne le pensions; mais en réalité nous sommes bien plus vieux que ça, car ces gènes que nous avons reçus, et qui nous caractérisent, étaient déjà chez nos parents, lesquels les tenaient de leurs parents et ainsi de suite, de transmission en transmission… Jusqu’où faut-il remonter pour trouver l’origine de nos gènes, et donc notre véritable date de naissance? Jusqu’au début tout simplement, jusqu’à l’apparition de la vie sur terre, il y a 4 milliards d’années. Nous sommes tous nés ce jour là dans la soupe primitive et nous avons donc tous le même âge, enfants, vieillards, chiens, poissons, brins d’herbe, nous sommes tous les derniers maillons, et les maillons uniques, d’une immense chaine ininterrompue. Aussi quand nous mourons sans enfants ce n’est pas une vie de 80 ans, mais une vie de 4 milliards d’années qui s’arrête définitivement, nous mettons fin à une immense aventure. Bien sûr, d’autres  feront des enfants à notre place, mais ils ne seront jamais ceux que nous aurions eu, ceux là et leurs descendants sont perdus à jamais.

* Si nous pensons au contraire que c’est notre aspect physique et nos capacités intellectuelles qui font notre personnalité alors bien sûr ce minuscule œuf n’a rien à voir avec un nouveau-né ; mais un nouveau-né a-t-il grand-chose à voir avec un adulte ou un vieillard ?

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Aimons nous nos gènes?

mai 7, 2010

AIMONS-NOUS NOS GÈNES ?

       Autrefois c’était la nature qui décidait, qu’on le veuille ou non on transmettait ses gènes ; aujourd’hui on les transmet seulement si on en a envie, grâce à la contraception. Mais pour avoir envie de transmettre nos gènes il faudrait d’abord que nous les aimions, c’est-à-dire que nous nous aimions, que nous aimions ce que nous sommes, ce qu’étaient nos parents, ce qu’ils nous ont transmis, l’héritage de nos ancêtres. Or que nous dit-on à longueur de journée ? Que nos pères torturaient les Arabes, que nos grands-parents étaient des collabos antisémites, nos ancêtres des esclavagistes, qu’aujourd’hui nous exploitons le tiers monde et détruisons la planète… En un mot qu’il n’y a que les autres qui sont bien. Comment voulez vous que nous ayons envie de transmettre des gènes aussi monstrueux ? Nous préférons laisser la place à ceux qui sont tellement mieux que nous.

LA COURSE DE RELAIS DES GENES

mai 6, 2010

LA COURSE DE RELAIS DES GÈNES

       Nous serions donc là pour porter les gènes que nos parents nous ont transmis et les transmettre à notre tour à nos enfants, un peu comme des coureurs de relais. Nos gènes nous ont programmés pour que nous soyons les meilleurs coureurs/porteurs possibles ; programmés aussi pour que nous choisissions les meilleurs partenaires possibles pour « fabriquer » les futurs porteurs, nos fils et nos filles.

       Nous devons porter nos gènes et les transmettre dès que possible et autant que possible. Si nous ne pouvons pas les transmettre, ou si nous ne voulons pas, ils meurent quand nous mourons. C’est pourquoi on peut dire sans exagérer que ne pas vouloir d’enfant c’est exactement la même chose que de se tirer une balle dans la tête. On peut dire aussi que faire peu d’enfants c’est faire prendre un grand risque à nos gènes. Les plantes, les animaux et beaucoup de populations humaines ne prennent pas ce risque, regardez la floraison des cerisiers, regardez les familles africaines. Il semble qu’il n’y ait qu’une seule loi : plutôt trop d’enfants que pas assez.

Si nous aimons nos gènes transmettons-les. Mais les aimons-nous encore ?